Blanchir les glaciers : l'idée un peu folle développée en Valais pour freiner la fonte
Le Valais à la pointe dans la lutte contre la fonte des glaciers. Nouvelles technologies, drones ou intelligence artificielle, le monde scientifique se mobilise. Et c’est dans un institut basé à Sion que se sont réunis des chercheurs du monde entier.

C’est ce vendredi 21 mars, la toute première journée mondiale des glaciers. C’est également le point de départ de l’année internationale de la Préservation des glaciers, voulu par les Nations Unis, sous l’égide de l’UNESCO. L’occasion de faire le point en Valais. On rappelle que le canton possède 620 glaciers et que tous, sans exception, sont en train de diminuer.
Nous nous rendons à Sion, à la découverte de l’ALPOLE. Il s’agit du Centre de recherche en environnement alpin et polaire de l’EPFL. Cet institut, créé à la fin 2022, est une véritable référence. "Nous avons organisé un atelier international en novembre dernier ici à Sion. 40 chercheurs du monde entier sont venus pour aborder toutes sortes de sujets", explique le directeur d'ALPOLE, le glaciologue Jérôme Chappellaz. "Comment retarder techniquement la fonte des glaciers, quels matériaux utilisés ? C'est la question".
Jérôme Chappellaz n’est pas un inconnu dans le milieu : ce scientifique à la renommée mondiale est un ancien de la NASA, ancien directeur de l’institut Paul-Emile Victor, responsable au CNRS. Sa page Wikipedia a de quoi impressionner. Il nous confie que son équipe valaisanne développe, en ce moment même, un projet totalement novateur. Des drones pourraient déposer des "biofilms" sur les glaciers. Cela changerait la couleur du glacier !
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