Non, les commerces de proximité ne pourront pas ouvrir le dimanche
L'espoir est retombé. Les petits commerces hors zone touristique ne pourront pas ouvrir le dimanche. La tentative venue du Valais a été enterrée à Berne. Mais la partie n'est peut-être totalement terminée.

C'est désormais acté, les commerces de proximité ne pourront pas ouvrir le dimanche. Et pourtant, l'espoir était légitime pour les magasins qui se trouvent hors des zones touristiques. Une motion déposée par le conseiller national, Philippe Nantermod en décembre 2022, visait à autoriser l'ouverture dominicale de ces petits commerces. Dans un premier temps validé par le Conseil national, elle a été rejetée la semaine passée, lors de la session de printemps du Parlement.
En discussion le même jour, la motion visant à élargir le nombre de dimanches d'ouverture sur l'année a elle, été acceptée par le Conseil des États. Passant de quatre à douze dimanches, pour tous les commerces. Philippe Nantermod explique cet échec par une confusion au sein du Conseil des États : "Je crois que l'on a opposé deux problématiques qui n'ont rien à voir l'une avec l'autre".
Une interdiction qui se ressent sur le terrain
Très actif sur la question, le président de Noble-Contrée, Stéphane Ganzer avait pris la tête d'une délégation de 11 présidents de communes valaisannes en octobre 2022. Ils avaient porté leurs inquiétudes devant le Conseil d’État, sans réussite.
Deux ans et demi plus tard, la crainte se confirme. Selon Stéphane Ganzer, deux enseignes ont dû fermer, l'une à Fully et l'autre à Collonges. Dans la commune de Noble-Contrée, deux commerces sont concernés. "Les commerces dans les villages de Venthône et de Miège, c'est 18% de chiffre d'affaires en moins", précise Stéphane Ganzer.
Une fausse solution
Pour le président de Noble-Contrée, Stéphane Ganzer, les douze dimanches d’ouverture ne constituent pas une solution viable : "On constate que les gens ont des habitudes de consommation le dimanche qui ne sont pas celles de faire des grandes, mais des petites courses".
Selon le futur conseiller d’État, une solution existe au niveau cantonal : "Elle consiste à étendre les zones touristiques, car dans ces zones, on peut ouvrir les commerces le dimanche". Une solution qui reste toutefois limitée pour Stéphane Ganzer car on ne peut pas faire passer tout le Valais en zone touristique.
Un combat qui n’est pas terminé
Loin d'être abattu, l'auteur de la motion, le conseiller national, Philippe Nantermod, assure qu'il retentera sa chance. La question de l'ouverture des magasins le dimanche va de toute façon revenir sur la table, car la motion est en cours. Dans le cadre de l'analyse de cette motion, le conseiller national tentera de revenir à la charge : "J'avais eu une majorité assez confortable au Conseil national. C'est au Conseil des États que malheureusement la motion a été rejetée à l'unanimité et qu’aucun parlementaire ne s’est trouvé pour défendre les régions périphériques".
Le syndicat UNIA salue la décision
De son côté, le syndicat UNIA se félicite du rejet de la motion, estimant qu’il s’agit d’une victoire pour les travailleurs du commerce. Dans un communiqué, il exprime également son opposition aux douze dimanches d’ouverture, qu’il juge préoccupants pour les conditions de travail et la santé des salariés.
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