Les infractions en baisse en Valais en 2024, contrairement à la tendance nationale
Le Valais reste "très en-dessous de la moyenne nationale" en termes d'infractions. La police cantonale l'a annoncé lundi à l'heure de publier ses statistiques pour l'année 2024.

Au niveau suisse, le nombre d'infractions a augmenté en 2024 pour la troisième année consécutive. L'Office fédéral de la statistique a publié ce lundi des chiffres en hausse de 8% pour 2024, après une augmentation de 24% entre 2022 et 2023.
Mais la tendance n'est pas la même en Valais. La police cantonale a annoncé ce lundi une baisse significative des infractions (17'400 cas en 2024 contre 19'611 en 2023). Cela représente 38,4 violations du code pénal pour mille habitants, contre 62,9 en moyenne nationale.
Le Valais, bon élève notamment sur la route
Pour le commandant Christian Varone, la situation sécuritaire est "bonne voire très bonne" dans le canton. "La moyenne suisse d'infraction pour mille habitants est très largement supérieure à celle que on connait en Valais. Donc on reste, en comparaison intercantonale, dans une bonne situation", souligne Christian Varone. Celui-ci précise que la police cantonale fait beaucoup d'efforts pour adapter ses structures aux nouvelles menaces.
Au chapitre des évolutions positives, la police cantonale cite le domaine de la circulation routière. Les accidents sont restés stables en Valais l'an dernier, alors que les immatriculations sont en hausse constante. Dix personnes ont perdu la vie en 2024 sur les routes du canton. C'est cinq de moins qu'un an plus tôt. C'est surtout le plus bas niveau jamais atteint dans le canton.
Le commandant de la police cantonale valaisanne a rappelé que, dans plus de neuf cas sur dix, les conducteurs valaisans sont en règle lors de contrôles d'alcoolémie ou de vitesse. Il a toutefois déploré une hausse du nombre de délits de chauffard (31 cas en 2024, contre 24 en 2023, +29%).
De nouvelles bandes organisées, comme en France
La police cantonale a aussi évoqué plusieurs phénomènes qui la préoccupent pour l'avenir. Il y a l'augmentation de la violence gratuite dans les rues du canton, "pour des butins souvent dérisoires", a noté Christian Varone.
Cela est en lien avec l'implantation de bandes organisées s'adonnant à des trafics à grande échelle. "Avant, on avait des trafics plutôt locaux et maintenant on a véritablement des bandes organisées sur le modèle français qui tendent à s'implanter et ça draine beaucoup de violence", selon Christian Varone.
Il n'y a, selon lui, pas de scène ouverte de la drogue ou de zone de non-droit dans le canton. "C'est ce qu'il faut vraiment éviter parce que c'est très insécurisant pour la population".
De plus en plus de mineurs impliqués dans des cas de pornographie
Le commandant de la police cantonale cite également les atteintes à l'intégrité sexuelle, qui ont augmenté de 45% sur un an. "Cela concerne surtout les infractions liées à la pornographie et cela concerne surtout des mineurs, qui sont non seulement victimes mais aussi auteurs de ce genre d'infractions", regrette Christian Varone.
Il rappelle que la police cantonale s'est dotée de structures spécialisées dans les mineurs/mœurs et dans la cybercriminalité. Cela permet aux forces de l'ordre d'être plus proactives dans ce domaine, alors que de nombreux délits restaient sous le radar auparavant.
De manière générale, Christian Varone s'est livré à un vibrant plaidoyer pour une augmentation des effectifs de la police cantonale valaisanne. Il a rappelé que le Grand Conseil a accepté, en 2021, de regarnir ses rangs de 40 nouveaux postes. Mais cela ne s'est pas encore traduit dans les faits.
"Si l'évolution de la population continue ainsi, il sera très difficile de conserver ce niveau de sécurité sans ces nouveaux postes", a-t-il averti.
Les articles les plus lus
Le HC Viège rejoint dans le barrage : "Ajoie continue d'user de tous les moyens pour se sauver"

Grave accident au Mont-Fort
Barrage NL/SL: Ajoie gagne à Viège et égalise à 1-1
