Baltazar Costa prêt à retrouver sa place : "Je bosse dur pour être de nouveau titulaire"
Son absence a pesé. Son retour au jeu était attendu. Après avoir disputé la deuxième mi-temps du match contre Yverdon, Baltazar Costa est prêt à retrouver sa place dans le cœur du jeu valaisan. Il revient sur cette période difficile et espère que le meilleur est à venir. Interview.

Baltazar Costa, comment avez-vous vécu ces longs mois d’absence ?
C’était un peu difficile. Je pense que c’est compliqué pour n’importe quel joueur de rester trois mois sans jouer. D’autant que je pensais que ça serait moins long. Je pensais pouvoir revenir juste après les vacances début janvier. Et lors de mon retour, l’IRM a montré que c’était plus grave que prévu. Heureusement, je suis très fort mentalement. J’ai plutôt bien géré la chose. Et maintenant je suis prêt. Pas encore à 100%, c’est sûr. Mais je peux répondre positivement si le coach a besoin de moi.
C’était peut-être encore plus dur de voir qu’en votre absence, les résultats n’étaient pas au rendez-vous…
Malheureusement, les résultats n’étaient pas à la hauteur. On ne peut pas dire que c’était à cause de mon absence, parce que le FC Sion dispose de suffisamment de joueurs pour faire des points. Maintenant, tout le monde est quasiment de retour et l’entraîneur pourra faire ses choix. J’espère que les victoires tomberont plus régulièrement.
Et comment avez-vous traversé cette période de vaches maigres ?
C’était compliqué. J’étais souvent frustré, fâché avec ces résultats négatifs. La plupart des matches à l’extérieur, je les ai vus à la télé. J’étais sur mon canapé, en train de soutenir de l’équipe. Et quand les goals adverses tombaient et que les victoires nous échappaient, c’était assez agaçant. Mais bon. C’est du passé. On a les qualités nécessaires pour donner le tour.
Même si le FC Sion ne perd plus depuis trois matches, c’est comme si la deuxième moitié de la saison n’avait jamais vraiment commencé…
Oui c’est vrai. On le ressent aussi. Notre redémarrage en janvier n’était pas bon. Et nous n’avons jamais réussi à enclencher une vraie dynamique malgré un nul par-ci et une victoire par-là. Je suis convaincu que ça peut changer et que nous pouvons encore gagner des matches d’ici à la séparation de la Super League en deux. Je pense que ça peut le faire.
Cette nouvelle formule du championnat, c’est nouveau pour vous. Qu’est-ce que vous en pensez ?
C’est vrai, lors de notre dernière saison en Super League, ce n’était pas comme ça. Donc c’est tout nouveau. Et c’est très bizarre. Mais bon, que peut-on y faire ? C’est comme ça. Il ne nous reste plus qu’à bien terminer cette phase et pourquoi pas nous rapprocher du Top 6 pour avoir encore de belles choses à jouer.
Ça veut dire que vous n’avez pas renoncé à la première moitié de tableau ?
Non, je ne vois aucune raison de renoncer. Évidemment, ça sera difficile. Surtout dans notre dynamique actuelle. Mais objectivement, nous avons les qualités pour battre nos prochains adversaires et pour régater avec le Top 6.
Après avoir évoqué votre situation personnelle et celle de l’équipe, est-ce que vous diriez que vous avez appris à être plus patient ? D’autant que ce n’est pas la première fois qu’il y a des accros depuis que vous êtes en Valais.
J’ai toujours été très patient. Vous savez, en sept ans au club, j’ai déjà presque tout vécu. Et je suis toujours convaincu que le FC Sion est promis à de plus grandes choses. Je n’en ai jamais douté. C’est un club qui est voué à grandir, d’autant que le président veut faire un nouveau stade et un nouveau centre d’entraînement. C’est une très bonne structure. Et cette évolution doit permettre au FC Sion de franchir un nouveau cap et de lutter pour des objectifs plus élevés dans le futur.
C’est pour ça que vous avez prolongé jusqu’en 2028 ?
Pas seulement pour ça. Il y a plusieurs facteurs. D’abord, il y a eu l’entente avec les dirigeants, malgré la petite incompréhension. Aujourd’hui d’ailleurs, tout est au clair avec tout le monde. Et puis, le FC Sion fait partie de moi. D’une certaine manière, c’est presque toute ma vie de footballeur. Et tant que je défendrais ces couleurs, je vais toujours lutter, toujours tout donner pour ce maillot.
Revenons au terrain. Vous disiez ne pas être prêt à 100%. Et pour retrouver du rythme, on imagine qu’il faut enchaîner les matches ?
Les entraînements sont aussi importants. Surtout que j’ai pu fournir un très gros travail sous les ordres de Stéphane Troillet. Il a supervisé toute ma récupération et la phase de reprise. Il m’a beaucoup aidé. Après, c’est sûr que les matches te donnent un petit plus. Je dirais que c’est un tout. Entraînements et matches. C’est ce qui me permettra de retrouver mon meilleur niveau.
Petite parenthèse. Est-ce que vous vous attendiez à jouer une mi-temps samedi passé ?
Oui et non. Dans ma tête, je suis toujours prêt. Quand j’ai vu que j’étais dans le groupe, je me suis mis en mode match. Durant toute la semaine précédente à l’entraînement j’étais déjà dans les mêmes dispositions. De toute manière, je fonctionne comme ça. Dès que j’ai senti que je pouvais revenir, je me suis préparé mentalement à jouer. Même 5 ou 10 minutes. Si on fait appel à moi, je dois être prêt à aider l’équipe.
Et maintenant, vous êtes prêt à retrouver votre place, dans le onze de départ ?
Oui c’est clair. C’est l’objectif affiché depuis mon retour au travail. Je me dois de bosser dur, très dur, pour récupérer ma place en tant que titulaire.
Surtout que si l’on met de côté cette blessure, vous vivez peut-être votre meilleure saison, non ?
Je pense que oui. Si on regarde tous les aspects avec un peu de recul et en mettant de côté mon absence de trois mois, on peut dire que c’est ma meilleure saison. Même si je n’ai pas encore marqué. J’espère le faire d’ailleurs. Mais durant les matches, il y a énormément de progrès. Je me sens plus à l’aise. Et puis, je n’ai pris que trois cartons, ça aussi c’est positif. Donc, oui. Définitivement, c’est ma meilleure saison au FC Sion.
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