Christophe Darbellay reprend le Service de la chasse : heureux les chasseurs valaisans
Le chasseur Christophe Darbellay reprend le Service de la chasse. "Une manière d'être mieux entendu", déclare le patron de chasseurs valaisans Pascal Vuignier.

C’était la réunion des chasseurs valaisans ce weekend. L'assemblée générale des délégués de la Fédération Valaisanne des sociétés de chasse s’est déroulée à Zermatt ce samedi.
Avant de parler politique, cette réunion est avant tout l'occasion de faire un état des lieux. Le constat est un peu inquiétant : le gibier est sous une pression accrue. D'un côté, il y a les grands prédateurs comme le loup et le lynx. De l'autre le tourisme en montagne, la présence humaine qui perturbe les animaux sauvages.
Les chasseurs au chevet du chamois
Le chamois est le symbole de cette faune qui souffre. Sa population, d'environ 20'000 individus, a tendance à diminuer (ils étaient encore 22'500 en 2008, selon les données de l’État du Valais).
Depuis deux ans maintenant, les chasseurs, de concert avec le Service de la chasse, tentent d'inverser la tendance. Une commission chamois a été créée. Moins de tirs effectués... et davantage de réserves créées. Écoutez le président de la FVSC Pascal Vuignier.
Un silencieux sur les fusils de chasse ? C'est désormais possible
Abordées également, les nouveautés concernant la Loi sur la chasse. "L'ordonnance fédérale définitive est entrée en vigueur le 1er février dernier". Des modérateurs de tir peuvent être utilisés. En d'autres termes, des silencieux installés sur le fusil des chasseurs.
Il y a également des réjouissances dans le monde de la chasse valaisanne. "La régulation du loup porte ses fruits", constate le président Vuignier. "On espère que cela va s'inscrire dans la durée".
Autre source de satisfaction ; la sensation d’être entendu. Au gouvernement valaisan, sur cinq conseillers d’Etat, on comptabilise deux sympathisants affichés.
Il y a d'une part Franziska Biner, issue d’une famille de chasseurs, elle-même accompagnatrice. "Chaque année, je vais à la chasse", a déclaré la zermatoise lors des récentes élections au Conseil d'Etat.
Darbellay, la chasse et les chasseurs
Et puis, comment ne pas parler de Christophe Darbellay ? "J’ai le virus de la chasse, j’y pense tous les jours", déclarait-il en 2015 au magazine Chasse et Nature. Christophe Darbellay n'a jamais fait mystère de son intension de rependre le Service valaisan de la chasse, laissé vacant après le départ de Frédéric Favre. C'est désormais chose faite. Et les chasseurs valaisans s'en réjouissent. Ecoutez Pascal Vuignier :