No Obsolescence Programmée Suisse étend son réseau de collecte de smartphones usagés au Valais
Reconditionner plutôt que détruire : le combat de l'association "No Obsolescence Programmée Suisse". Qui étend son réseau de collecte de smartphones et tablettes usagées au Valais.

L'association "No Obsolescence Programmée Suisse" étend son réseau de collecte de smartphones et tablettes usagées. Parti de Genève, il y a bientôt quatre ans, le mouvement concerne désormais aussi les villes de Sion (Espace des Remparts 6) et Monthey (Place de l'Hôtel de Ville 2).
Le principe est assez simple. Plutôt que de laisser dormir un téléphone au fond d'un tiroir, il est possible de le faire parvenir à un atelier spécialisé dans le reconditionnement en le glissant dans une boîte dédiée ou en commandant une enveloppe préaffranchie.
Un diagnostic est ensuite établi. S'il est possible de lui donner une deuxième vie, l'appareil est mis en vente sur une plateforme de seconde main et garanti un an. Dans le cas contraire, les smartphones sont démantelés et les matériaux, récupérés.
Un véritable gisement
En Suisse, on estime que 90% des téléphones portables sont remplacés alors qu'ils fonctionnent encore. Selon "No Obsolescence Programmée Suisse", cela représente huit millions d'appareils qui sommeillent, "un énorme potentiel de ressources inexploitées". Car, rapporte Thomas Putallaz, président de l'association, la production d'un smartphone nécessite 70 kilos de matières premières. Or, un smartphone reconditionné, c'est un nouveau téléphone qui ne se fabriquera pas.